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Les expositions

Le site se compose d’une bâtisse principale de 3 600 m² et de quatre bâtiments se déployant autour d’une cour et d’une allée arborée, dans un parc de près de 3 hectares. Ses dimensions exceptionnelles orientent le projet artistique dans le sens d’une valorisation du geste artistique d’aujourd’hui. C’est pourquoi l’accent est mis sur l’accueil et le développement de résidences de création.
 
 

​Petite galerie - "Trop près du Loing" de GUYKAISER

Exposition visible du 30 mars au 12 mai 2019 - Commissariat :  Éric Degoutte

Trop près du Loing, technique mixte. 2019 

 

Trop près du Loing s’inscrit dans une série d’autoportraits collectifs réalisés par Guykayser, en lien avec un territoire. En 2004, avec Je te donne ma parole, réalisé sur le territoire de la ville de Québec, en 2006 avec L’Arbre des Voix, une traversée de l’agglomération montargoise en bachot prétexte à récolter, au fil du déplacement, des récits d’habitants rapprochés par l’expérience commune d’un environnement. L’année suivante, c’est autour du lavoir de Gentilly qu’il renouvèle l’expérience.

Avec le projet artistique « Trop près du Loing », Guykayser évoque l’épisode traumatique des inondations de juin 2016 survenues sur le territoire montargois en faisant converger de multiples écritures : plastiques, documentaires, hydrométriques, filmiques et sonores.
Quinze récits d’habitants témoins de l’événement s’ajoutent au matériau de cette œuvre collaborative. En un principe de conversion de données permis par les techniques numériques, des visuels de photographies réalisées pour les assurances et les témoignages oraux de l’événement sont indexés à la fluctuation des hauteurs d’eau; leurs données sont chahutées, synchronisées aux phénomènes d’accroissements du débit du Loing que Guykayser a choisi d’extraire sur 6 mois, depuis les données de la station limnimétrique Hydro de Chalette-sur-Loing.

Dans la Petite galerie, les visuels choisis sont ainsi transformés par un programme informatique conçu par Guykayser qui en indexe et en désorganise les pixels d’après la fluctuation des hauteurs d’eau. Les fichiers sonores des témoignages sont également soumis à ce même processus de transformation. Ainsi, toute cette matière première semble se diluer dans un flux numérique évoquant les mouvements du Loing, ce que la crue a fait disparaître et a modifié dans la perception du paysage et du temps, bouleversé dans le quotidien.

Étroitement liée au territoire et à ses habitants, l’exposition se déroule simultanément en trois lieux : sur la façade de la salle des fêtes de Montargis via un vidéo mapping, visible du 5 au 14 avril, dans la Petite galerie du centre d’art, à travers un dispositif visuel et sonore, et dans le paysage, en suivant un parcours pédestre intitulé « le chemin du limnimètre » imaginé par l’artiste entre Montargis et Amilly, dont les informations seront précisées sur la période d’exposition, via le site Internet lestanneries.fr.

La graduation du limnimètre devient par ailleurs, dans l’esthétique du projet global, un signe graphique décliné comme un élément géométrique et signalétique identifiant les différents projets. Par ces multiples formats et techniques, Guykayser orchestre un projet multiforme, intimement relié au territoire de l’agglomération montargoise.

 

PROCHAINEMENT

Galerie Haute - "RIEN DE NIER DE RIEN"

Vernissage le samedi 27 avril à 15h00. Exposition visible jusqu'au 1er septembre 2019
Artiste : Ante Timmermans
Commissariat :  Éric Degoutte, commissaire associé Philippe Van Cauteren. Directeur arttistique du S.M.A.K. Musée d'art contemporain de Gand, Belgique.

 

Graphiste, dessinateur et performeur, le foisonnement visuel de son univers artistique atteste d’une relation singulière au monde, entre absurdité et mélancolie, traversée par les ombres de Kafka, de Camus, de Beckett…

Cette exposition sera accompagnée d’une édition, co-réalisée avec le SMAK de Gand et les éditions Roma.

 

Grand Halle : "Les larmes du prince, vitrifications" 

Œuvre in situ réalisée par Anne-Valérie Gasc à partir du 10 avril,
Vernissage samedi 22 juin 2019 à partir de  17h00
Commissaire : Emmanuelle Chiappone-Piriou

Anne -Valérie Gasc - Les larmes du prince, vitrifications  -  Document de travail

 

À l’automne 2018, Anne-Valérie Gasc a présenté aux Tanneries le premier volet de son projet
Monuments, Les Larmes du Prince. Elle exposait, à l’échelle de la maquette et de l’esquisse, les prémices de Vitrifications. Cette seconde installation, conçue spécifiquement pour la Grande halle du centre d’art, sera dévoilée cet été à l’issue d’une résidence de recherche et d’expérimentation in situ.

L’architecture est au cœur du travail d’Anne-Valérie Gasc depuis des années. Au gré des œuvres, l’artiste a enregistré, voire rejoué, des états de basculement et de destruction, y scrutant les signes des desseins politiques, symboliques et sociaux ou, plus précisément, de leurs échecs. Encore une fois, avec Vitrifications, Anne-Valérie Gasc semble convoquer l’architecture dans un état limite, trouvant dans sa mise en crise les moyens d’une expression critique.

Vitrifications consiste en une tentative d’édification robotique, à l’échelle du corps, d’un tracé généré numériquement, à partir du volume de la Grande halle. Elle est le fruit d’une démarche expérimentale poussée, artistique et technologique, développée grâce à l’expertise de l’Inria (Institut national de recherche en sciences du numérique). L’hybridation entre les différents champs (architecture, art, computation, robotique) est rendue possible par la continuité digitale que l’outil informatique établit entre les différents domaines d’information. La confrontation avec les dimensions imposantes des Tanneries, avec cet ordonnancement fonctionnel et rationaliste, opère comme un contrepoint à cette autre architecture, faite de l’entrelacement de signaux, d’information, d’énergie et de code. Dans une forme d’épuisement, l’effectivité du code échoue néanmoins à in-former la matière, s’ouvrant étrangement à l’ineffable.

Avec la participation du Dicréam, du Cnap – Centre national des arts plastiques et de l’Inria, Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique.

 

Contexte de préfiguration du Centre d’art Les Tanneries

En préfiguration de l’ouverture officielle du Centre d’art Les Tanneries, la ville d’Amilly  donne carte blanche à L’AGART, l’association galerie d’artistes implantée dans le bourg depuis 2001. Depuis 2007, sur les tanneries encore en friches acquises par la ville, nombreux sont en effet les artistes, émergents ou confirmés, qui ont investi cet espace à ciel ouvert dans le cadre de résidences de création organisées par la ville d’Amilly sur les périodes d’été, et souvent en collaboration avec L’AGART.

Depuis 15 ans, L’AGART a aussi régulièrement organisé des expositions dans sa galerie, située au cœur du bourg. Elle y a présenté l’œuvre de plus de 80 artistes, édité des catalogues et initié un travail de sensibilisation auprès des publics.

 

Retour sur "œuvre aux singuliers"

Sur une invitation faite par la ville, sa directrice artistique, Sylvie Turpin, revient sur les temps forts de cette programmation avec l’exposition collective,  œuvre aux singuliers.  Elle présentera dans la Grande halle des Tanneries, d’une superficie de 1 500 m2  des peintures et des sculptures d'artistes des années 1970 à nos jours qui ont inspiré la ligne éditoriale de la galerie : Martin Barré, Christian Bonnefoi, Erik Dietman, Norman Dilworth, Jean-Pierre Pincemin, François Rouan, Claude Viallat, Jan Voss. Explorant sans a priori ce qui fait la réalité de la peinture – motif, surface, inscription du geste sur la toile -  ces artistes en interrogent les évolutions possibles, inventent de nouvelles manières de peindre et d’envisager le tableau. Il en est de même dans le champ de la sculpture où l’emploi de matériaux de récupération et d’objets du quotidien favorise les bricolages ludiques de formes. Se développant à la marge de toute forme d’académisme, ces univers artistiques singuliers ont apporté une contribution décisive à l’art d’aujourd’hui. 

 

Histoire des formes

Pour l’inauguration du Centre d’art contemporain Les Tanneries, en contrepoint d’une exposition portée par la ville d’Amilly et organisée par l’AGART au rez- de- chaussée de l’édifice, une exposition collective sera réalisée par Eric Degoutte, directeur du centre d’art, dans la Galerie haute d’une superficie de 500 m2. En invitant des artistes liés à l’histoire de l’abstraction, il expose avec Histoire des formes des gestes, des décisions, des attitudes et des protocoles singuliers qui en poursuivent l’histoire au temps présent, en revisitent les fondements et les prolongent.

 

 

Pour en savoir plus

Centre d'art contemporain : 

234 rue des ponts - 45200 Amilly

Horaires d'ouverture : 
Du mercredi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 00

 

Informations pédagogiques, médiation, développement culturel :
Jeanne Pelloquin
Tél. : 02 38 98 90 00

Presse, communication, partenariats : 
Marguerite Pilven
Tél. : 02 38 98 89 99